GROS CHAGRINS ET AUTRES PLAISIRS

GROS CHAGRINS ET AUTRES PLAISIRS

LES BEAUX PARLEURS

LA COMPAGNIE DU SOLITAIRE

Texte : Georges Courteline

Mise en scène : Didier Carrier

AVEC : Karine Revelant, Josiane Vermare, Philippe Castellano et Didier Carrier

« Les Boulingrin », « La peur des coups » et « Gros chagrins » décrivent des situations surréalistes.

Qu’il s’agisse de jalousie excessive, de reproches infondés entre maris et femmes, d’insultes ou de bagarres, tout tourne à l’exagération.

Dans « Les Boulingrin », Des Rillettes, un profiteur se retrouve pris entre les feux des deux époux… Il finira en pâté, cet escroc, sous les coups des Boulingrin. Sacré punition pour ce parasite des salons bourgeois !

Dans « La peur des coups », Courteline ironise sur un mari jaloux et fanfaron.

De même pour « Gros chagrin », les deux femmes aisées jonglent avec les émotions et les aléas de la vie avec une facilité déconcertante.

Ces courtes pièces présentent la tragédie du quotidien de personnages pathétiques, veules, désespérés et mesquins.

A l’affût du moindre détail, Courteline débusque chaque défaut de ces femmes et ces hommes qui semblent être l’essence même de sa propre vie privée.

Ici, les femmes sont « fortes », libérées même.

Et l’originalité de Courteline tient dans cette franchise qu’elles ont et non plus seulement dans quelque ruse discrète, dite « féminine », nécessaire à une survie dans un univers machiste.

En même temps, il y a quelque chose de touchant dans cet univers âpre et hypocrite.

La fragilité des êtres et des choses n’a jamais été aussi bien représentée que dans l’œuvre de Courteline.

Le sens de la vie, après des couleurs peu vives, s’affirme ici dans des teintes de douce mélancolie – possible dépression ? – d’une sorte de tendresse paresseuse et d’une langueur en touches délicates.

On est proche des nabis et de Maurice Denis.

Les protagonistes, grossiers et violents par la force des évènements, se révèlent sensibles et émouvants dans la brisure et l’abandon.

Humanités et humilités fusionnent alors.

Le pathétique scintille sous le prisme du cristal.

Un théâtre sur les imperfections sublimées.

le 17 octobre 2020 à 20 h 30

le 18 octobre 2020 à 16 h

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